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Rallye des Volcans 30-31 aôut 2008

Un week-end catastrophique...
Pourtant c’était un beau rallye, superbe routier, des spéciales plaisantes, une très bonne organisation... mais je crois que ce n’était pas le bon jour.
Pis je ne savais pas sur quel pied danser : si je faisais de vraies recos, j’allais rouler vite et risquer de mettre en péril mon Mototour, et comme les spéciales étaient très rapides rouler vite c’était beaucoup d’endroit à plus de 150 km/h, en forêt ou entre des murets donc vraiment de quoi ruiner tout espoir.
Ajoutez à cela une fatigue due à des soucis de boulot, de participation à l’organisation et vous comprendrez que je n’étais pas serein.

Au moment d’aller chercher la moto au parc fermée, le matin, 20 minutes avant le départ, pas moyen de retrouver les clefs. En combarde de cuir, la recherche, l’énervement se traduisent de suite par un coup de chaud ! !
J’arrive à la première spéciale. Je pars assez fort puis je passe doucement dans la zone où, en début de semaine, il y avait des graviers. Il n’y en avait plus, je le savais mais ne l’avais pas vu de mes propres yeux, j’étais donc à l’arrêt. Le temps de prendre confiance, la spéciale est terminée. Je prends 13 secondes dans la vue. Bien merci d’être venu, on reverra ça au prochain passage...


Sur le routier allant à la deuxième spéciale je tente de m’agacer mais je n’ai pas vraiment le goût à rouler vite, ça ne vient pas. Je pense que c’est aussi une sacrée différence avec un pilote dont c’est le « boulot » de rouler vite dans toutes les circonstances. Enfin j’attaque la deuxième spéciale, même si elle est très rapide je m’y fais plaisir. Je manque clairement de recos, je n’ose pas les enchaînements.
En même temps cela va tellement vite et c’est tellement en aveugle qu’en reco sur route ouverte j’aurais pas osé... Je suis assez content de ma montée mais je prends quand même 8 sec ! ! !
Au contrôle horaire suivant on a un peu de temps pour blaguer et Olivier Aubonnet me rassure « c’est pas toi qui te traîne, c’est que ça roule super vite devant ! ! ».
C’est sur que Manoël Delaval impose un certain rythme, il colle 3 sec au deuxième sur la première spéciale ! !

Lors de l’assistance débarquent les copains du Voxan Club de France, ça fait du bien de se changer les idées, de se sentir soutenu ! !
La deuxième boucle commence mieux, je trouve mon rythme dans la première, je m’amuse sur le routier, je monte super fort dans la deuxième. J’améliore mes temps de 3 secondes ! ! Finalement quand j’aurais terminé mes recos je pourrais rouler vite, pourvu que le rallye ne soit pas terminé avant c’est tout....

Sur l’élan j’attaque la troisième boucle, je ne me sens pas à l’aise dans la première j’ai l’impression de ne pas avancer. Je force un peu en haut de la spéciale, je décide que le dernier enchaînement, 2 gauches et un droit, passe à fond en régulant au frein arrière. C’est une bonne idée qui se passe très bien dans les deux gauches mais en entrant dans le droit je n’ai plus de frein arrière, il a trop chauffé.
J’ai beau couper les gaz la moto se déporte à gauche jusqu’au fossé ou elle rente en douceur, sans dégâts. Enervé par la colère je tente de la sortir à grand coup de première, le résultat est sans appel, le fossé est un bourbier je crépi la moto et ma combinaison de boue ! ! ! il me faut attendre l’intervention des commissaires pour sortir la moto. Le père qui est commissaire au point stop (en haut de la spéciale on a obligation de s’arrêter) flippe de ne pas me voir arriver et je le croise alors que je repars en furie jusqu’au chrono ! ! Il faut dire aussi qu’il vient juste de voir Emilie, une fille du club se mettre un gros gros volume et repartir en ambulance...
Je perds deux minutes, c’est énorme quand cela se joue à 5 places pour une seconde.
C’est fini pour le classement du rallye, c’est aussi certainement fini pour le championnat de France espoir ou j’étais deuxième... je suis ravi et fier de moi.... Bien sur je me fais chambrer par les sides qui me sont passés devant durant ces deux minutes... Je monte quand même la deuxième spéciale assez vite, dans le même temps que le premier passage.

Pendant l’assistance, en plus de faire l’entretien de la moto et le montage des phares pour la nuit je passe un bon coup de karcher sur la moto, elle en a vraiment besoin ! ! ! De même pour la combinaison.

Ai je besoin de vous dire que je n’ai pas du tout le goût de repartir pour la nuit ? ? j’y vais quand même, encore une fois par respect pour les gens qui sont venu me voir, notamment Manu De La Piècerie Moto (ça fait pas noble ça ? ? ! ! !).
Au départ de la première spéciale je me demande vraiment ce que je fais là, j’hésite à arrêter, je n’ose pas, sur la ligne de départ je me dis que je vais partir cool, comme en balade et que ça ira bien comme ça... je n’ose pas non plus... Je pars donc assez fort, je trouve mes repères assez facilement et finalement je m’amuse bien dans cette spéciale.
A l’arrivée j’ai le sourire, peu importe le temps, je me suis fait plaisir. Il s’est passé moins de trois minutes depuis le moment où je voulais abandonner... J’avale le routier et la deuxième spéciale avec le même entrain. Au deuxième passage je vois une KTM garée au départ de la première spéciale.. Merde, c’est Florian, le mec en troisième position en coupe Espoir. Il m’avait dit qu’il avait des soucis d’embrayage, là la moto refuse d’avancer. C’est vraiment dommage pour lui, avec ma chute il était assuré de la deuxième place...

L’épreuve se termine, j’attends que Sandrine et Manu rentrent en mangeant un bout, on rigole bien, j’en avais bien besoin. Au final je suis dans les profondeurs du classement de jour et je surnage à peine de nuit, de toute façon je me suis fait une raison, j’ai foiré aussi bien le rallye que le championnat avec cette chute, tant pis pour moi.

Petite consolation, en préambule de la remise des prix, se déroule la remise des prix du Dourdou qui n’avait pas pu avoir lieu du fait des problèmes de chronométrage. Comme j’avais terminé deuxième en catégorie Espoir, c’est là que j’ai gagné ma place au Mototour, j’ai droit à un podium et une petite coupe... Comme Florian abandonne de nuit, comme Fred, le quatrième en coupe espoir, se fait passer devant par quelques pilotes j’ai encore une chance de rester sur le podium, il faudrait faire les additions de points. Moi j’ai la flemme, c’est pas pour ça que je roule...
Mais quand même le lundi matin, l’une des premières chose que je fais est de contrôler le site de la fédération pour m’apercevoir que je conserve malgré tout ma place de vice champion de France en Coupe Espoir ! ! ! ! ! ! C’est assez bizarre parce que je suis loin d’être le plus rapide mais visiblement une certaine constance avec quelques coups d’éclats paye ! ! !

 

 


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